Pourquoi vos deux premiers mois en disent long sur votre manière de changer
Chaque début d’année, de projet ou de nouvelle étape de vie commence souvent avec le même mélange d’espoir, d’envie et de peur. Vous vous fixez des objectifs, vous décidez que cette fois ci sera différente, vous sentez que le changement est possible. Puis les semaines passent et vous observez un écart parfois déroutant entre vos intentions et vos actions réelles.
Ces deux premiers mois jouent un rôle bien plus important qu’on ne le croit. Ils ne sont pas juste un démarrage approximatif mais un miroir de votre rapport au changement. Ils révèlent votre manière de vous engager, de vous organiser, de faire face aux obstacles et surtout de dialoguer avec vous même. Même si vous avez l’impression d’avoir « raté » votre début d’année ou de projet, ces semaines contiennent une mine d’informations précieuses sur votre fonctionnement intérieur.
Dans cet article vous allez apprendre à lire ces premiers mois comme un diagnostic bienveillant plutôt qu’un verdict définitif. Vous allez découvrir ce qu’ils révèlent de votre mentalité, de vos habitudes et de vos mécanismes de sabotage et comment utiliser ces prises de conscience pour créer une dynamique de changement plus stable et plus sereine. L’objectif n’est pas de vous juger mais de mieux vous comprendre pour avancer avec plus de clarté et de puissance.
Analyse approfondie
Votre manière d’aborder les deux premiers mois d’un changement n’est pas due au hasard. Elle est influencée par trois grands facteurs psychologiques souvent inconscients.
Le premier facteur est votre rapport à la perfection. Beaucoup de personnes commencent un changement avec une vision très rigide. Soit elles appliquent leur plan parfaitement soit elles considèrent que tout est fichu. Résultat au premier écart au premier jour sans sport au premier repas non prévu ou au premier oubli la motivation chute brutalement. Ce n’est pas le manque de volonté qui pose problème mais l’idée que le changement doit être linéaire immédiat et sans erreur.
Le deuxième facteur est la gestion de l’énergie et non du temps. Sur le papier vous avez 24 heures par jour comme tout le monde. Pourtant dans les faits votre énergie mentale émotionnelle et physique fluctue fortement. Les deux premiers mois d’un changement révèlent si vous avez tendance à vous surcharger au début en voulant tout transformer d’un coup ou si vous construisez votre progression sur des ajustements réalistes. Lorsque vous vous épuisez dès le départ vous associez rapidement le changement à la fatigue et à la contrainte ce qui favorise l’abandon.
Le troisième facteur est votre dialogue interne. Que vous en ayez conscience ou non vous passez vos journées à vous parler. En observant vos pensées durant les premières semaines de changement vous pouvez rapidement voir si vous êtes votre meilleur allié ou votre principal sabotant. Êtes vous dur envers vous même au moindre écart. Interprétez vous chaque difficulté comme une preuve que « vous n’y arriverez jamais » ou au contraire comme une occasion d’apprendre à vous ajuster.
Ces deux premiers mois agissent comme une séance de révélation photo ils rendent visibles des schémas qui existaient déjà depuis longtemps. Votre manière de gérer vos objectifs de santé se ressemble souvent avec votre manière de gérer vos projets professionnels ou vos finances. Comprendre ces schémas une fois vous permettra de les transformer partout.
Concrètement ces premières semaines vous montrent aussi comment vous gérez quatre composantes clés du changement durable.
- Votre capacité à définir des objectifs précis plutôt que vagues
- Votre aptitude à découper en petites étapes plutôt que de viser des sauts spectaculaires
- Votre manière de réagir aux imprévus et aux retards
- Votre capacité à vous réengager après une pause ou un échec apparent
Si vous prenez le temps d’analyser vos deux premiers mois vous pouvez en tirer un véritable plan d’ajustement personnalisé. Et c’est précisément ce que nous allons explorer à travers les enseignements suivants.
Enseignements essentiels
Premier enseignement : votre rythme révèle votre véritable rapport au temps
Observez honnêtement ce que vous avez fait pendant les huit premières semaines de votre changement quelle que soit la période concernée. Avez vous commencé très fort pour ensuite ralentir brutalement. Avez vous remis plusieurs fois à « plus tard » en attendant le fameux bon moment. Ou avez vous agi un peu chaque semaine même avec des irrégularités.
Votre rythme en dit long sur la manière dont vous concevez le changement. Si vous êtes dans le tout ou rien vous partez souvent sur des objectifs ambitieux qui ne tiennent pas compte de vos contraintes réelles. Par exemple décider de faire une heure de sport par jour alors que vous n’en faisiez pas du tout auparavant. Les premiers jours vous tenez par enthousiasme puis la fatigue la charge mentale et les imprévus reprennent naturellement leur place. Vous concluez alors que vous manquez de discipline alors que le problème vient surtout de la stratégie.
À l’inverse si vous constatez que vous remettez toujours au lendemain vous êtes probablement piégé dans une forme de perfectionnisme caché. Vous attendez d’avoir plus de temps plus d’énergie ou des conditions idéales pour démarrer réellement. Les deux premiers mois se remplissent alors de préparations de recherches d’informations de réflexion mais d’assez peu de passages à l’action concrets. En réalité vous protégez votre image de vous même. Tant que vous n’essayez pas vraiment vous ne risquez pas d’échouer.
Le rythme le plus prometteur est généralement celui qui semble modeste mais régulier. Dix minutes par jour consacrées à un apprentissage une marche un projet professionnel ou une nouvelle compétence peuvent paraître insignifiantes au début. Pourtant ces petites actions répétées construisent une identité nouvelle. Elles envoient un message clair à votre cerveau « je suis quelqu’un qui avance même par petits pas ». Vos deux premiers mois vous permettent donc de voir si vous avez choisi un rythme soutenable ou un rythme basé sur l’illusion d’un futur idéal où vous aurez miraculeusement plus de disponibilité.
En observant cela sans jugement vous pouvez ajuster vos ambitions à la baisse pour les rendre réalisables et paradoxalement obtenir de bien meilleurs résultats à moyen terme.
Deuxième enseignement : vos écarts révèlent votre manière de gérer l’imperfection
Aucun changement ne se fait sans écart. Il y aura des jours sans énergie des imprévus familiaux des périodes de surcharge au travail. La question n’est pas de savoir si vous allez dévier de votre plan mais comment vous réagissez quand cela arrive. Les deux premiers mois sont un test grandeur nature de votre tolérance à l’imperfection.
Si au moindre écart vous abandonnez complètement le projet cela montre que votre programme mental repose sur une logique binaire. Soit vous êtes « dans le plan » soit vous êtes « incapable ». Ce type de pensée est très répandu en matière d’alimentation de finances et de productivité. Un repas différent et vous considérez votre semaine ruinée. Une dépense non prévue et vous abandonnez votre intention d’épargner. Une journée peu productive et vous concluez que vous n’êtes pas « fait pour ça ».
À l’opposé certaines personnes minimisent tellement les écarts qu’elles les banalisent. Elles se disent que ce n’est pas grave qu’elles se rattraperont plus tard qu’elles ont bien le droit de souffler. Le problème n’est pas le fait de s’accorder des pauses mais l’absence totale de mécanisme de retour au plan. Les deux premiers mois deviennent alors une succession de bonnes intentions ponctuées de nombreux renoncements qui finissent par éroder la confiance en soi.
Un rapport plus sain à l’écart consiste à le considérer comme une information plutôt que comme une faute morale. Si vous remarquez par exemple que vous décrochez systématiquement le mercredi soir cela vous indique peut être que votre semaine est trop dense. Vous pouvez décider d’adapter votre organisation plutôt que de vous blâmer. Si vous constatez que vous perdez votre discipline dès que vous êtes fatigué cela révèle que vous avez besoin de stratégies de soutien pour ces moments là et pas seulement d’une motivation abstraite.
Les deux premiers mois vous montrent donc si vous savez transformer vos écarts en apprentissages. Ce n’est pas votre absence d’erreur qui détermine votre capacité à changer mais votre faculté à revenir sur le chemin après avoir trébuché.
Troisième enseignement : vos pensées récurrentes révèlent votre identité profonde
Au delà des actions que vous faites ou ne faites pas vos deux premiers mois de changement mettent en lumière une dimension encore plus déterminante votre identité. Ce que vous pensez de vous de manière répétée finit toujours par influencer vos décisions. Si vous vous définissez par exemple comme « quelqu’un de désorganisé » vous prendrez inconsciemment des décisions qui renforcent cette image. Si vous pensez que « vous n’êtes pas sportif » vous aurez tendance à voir chaque difficulté comme une confirmation de cette croyance.
Durant les premières semaines d’un projet de transformation faites attention au discours intérieur qui revient le plus souvent. Peut être entendez vous des phrases comme « de toute façon tu n’iras pas au bout » « tu as toujours été comme ça » « tu es en retard sur les autres ». Ces pensées ne décrivent pas la réalité elles entretiennent un scénario déjà écrit où votre rôle est celui de la personne qui essaie mais n’y arrive jamais vraiment.
Prendre conscience de ce scénario est une étape clé. Tant que vous le subissez sans le voir il dirige vos actes. Dès que vous le remarquez vous pouvez commencer à le questionner. Est ce vraiment vrai que vous avez toujours échoué. N’y a t il pas des domaines dans lesquels vous avez déjà persévéré. Ces deux premiers mois sont l’occasion d’observer comment vous vous parlez quand vous tenez vos engagements et quand vous les ratez.
Commencez à remplacer les étiquettes rigides par des formulations plus nuancées comme « jusqu’à maintenant j’ai eu du mal à tenir mes objectifs mais je suis en train d’apprendre à faire différemment ». Cela peut paraître anodin mais ce type de formulation ouvre une porte vers le changement d’identité. Vous ne vous définissez plus par votre passé mais par votre capacité à évoluer.
Si vous souhaitez aller plus loin dans ce travail d’identité et de reprogrammation mentale un support structuré comme un guide pratique peut vous aider à avancer étape par étape. Par exemple l’ebook Transformez votre vie – Le guide ultime propose des exercices concrets pour clarifier l’image que vous avez de vous même et la faire évoluer de façon durable.
Application pratique
Pour tirer parti de ce que vos deux premiers mois révèlent sur votre manière de changer vous pouvez suivre un plan d’action simple en trois étapes. Ce plan peut s’appliquer que vous soyez au début de l’année au milieu d’un projet ou en train de reprendre en cours de route.
Première étape faites un bilan honnête et bienveillant. Prenez dix à quinze minutes et notez sans filtre ce que vous avez réellement fait durant ces huit premières semaines. Notez vos actions vos pauses vos abandons temporaires vos réussites même modestes. L’objectif n’est pas de vous juger mais de rendre visible la réalité. Demandez vous
- Qu’est ce qui a été plus facile que prévu
- Qu’est ce qui a été plus difficile
- À quels moments ai je eu tendance à lâcher
- Quelles pensées revenaient le plus souvent dans ces moments là
Deuxième étape ajustez votre stratégie au lieu d’abandonner. À partir de votre bilan identifiez un à trois ajustements concrets à mettre en place. Par exemple réduire la fréquence ou la durée d’une activité la déplacer à un moment de la journée où vous avez plus d’énergie ou prévoir à l’avance ce que vous ferez les jours où vous serez fatigué. Transformez vos constats en décisions pratiques et mesurables. Au lieu de vous dire « je dois être plus discipliné » formulez « je m’engage à faire dix minutes par jour au minimum même les jours difficiles ».
Troisième étape mettez en place un rituel de réengagement hebdomadaire. Une fois par semaine prenez cinq minutes pour répondre à trois questions simples. Qu’ai je réussi à faire cette semaine même partiellement. Qu’est ce qui m’a freiné. Que vais je tester ou ajuster la semaine prochaine. Ce mini bilan régulier vous permet de rester aux commandes plutôt que de vous laisser porter par vos automatismes. Il renforce votre identité de personne qui avance qui apprend et qui s’ajuste au lieu de répéter les mêmes schémas pendant des mois.
Comme exercice concret choisissez un domaine de votre vie que vous avez voulu changer récemment alimentation activité physique gestion du temps projet personnel apprentissage. Reprenez ces deux derniers mois de mémoire ou avec l’aide de votre agenda et appliquez ce processus de bilan ajustement et rituel hebdomadaire. Vous constaterez que même sans tout recommencer vous pouvez transformer profondément votre trajectoire simplement en modifiant la manière dont vous interprétez et utilisez ce début de parcours.
Erreurs courantes à éviter
- Confondre un mauvais départ avec un échec définitif. Beaucoup de personnes concluent après quelques semaines irrégulières qu’elles ne sont pas faites pour ce changement. Elles oublient que la plupart des transformations significatives commencent de façon chaotique. L’erreur est de tirer une conclusion globale à partir d’un début imparfait alors que ce début peut devenir la base d’un réajustement puissant.
- Vouloir compenser brutalement après une période de relâchement. Après quelques semaines moins sérieuses la tentation est forte de se lancer dans une sorte de rattrapage intensif. On double les séances on se fixe des restrictions extrêmes on surcharge l’agenda. Cette approche crée une alternance entre excès et épuisement qui détruit la régularité. Mieux vaut reprendre avec un plan simple et soutenable que de vouloir tout réparer en quelques jours.
- Ignorer complètement le dialogue intérieur. Beaucoup se concentrent uniquement sur les actions à mettre en place sans prêter attention aux pensées qui les accompagnent. Pourtant si votre discours interne reste négatif culpabilisant ou fataliste il finira par saboter vos efforts les mieux structurés. L’erreur est de croire que la volonté pure suffit alors que la manière dont vous vous parlez conditionne directement votre persévérance.
Pour aller plus loin
Si vous sentez que ces prises de conscience résonnent avec votre expérience et que vous souhaitez structurer en profondeur votre démarche de changement vous pouvez vous appuyer sur un guide complet qui vous accompagnera pas à pas. Vous y trouverez des exercices concrets pour clarifier vos objectifs ajuster votre rythme transformer vos croyances limitantes et installer des habitudes durables. Pour explorer ces pistes en détail vous pouvez simplement prendre le temps de Découvrir le guide Transformez votre vie et voir comment il peut s’intégrer à votre propre cheminement.
Conclusion
Les deux premiers mois d’un changement ne sont ni une réussite éclatante ni un fiasco irréversible. Ils sont surtout un révélateur honnête de votre manière actuelle de fonctionner. Votre rythme vos écarts et vos pensées récurrentes ne disent pas qui vous êtes pour toujours mais ils décrivent la façon dont vous avez appris à aborder la transformation jusqu’à aujourd’hui.
En choisissant de regarder ces débuts avec lucidité et bienveillance vous vous donnez un avantage immense. Au lieu de répéter inconsciemment les mêmes schémas chaque année vous pouvez peu à peu construire une autre façon de changer plus réaliste plus respectueuse de vous même et paradoxalement bien plus efficace. Souvenez vous que ce n’est pas la perfection qui crée la vraie progression mais la capacité à se réengager encore et encore en apprenant de chaque étape. Votre prochain pas compte plus que vos débuts et vous pouvez le décider dès maintenant.
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